01 juillet 2021

SPORTS / UFC- L'Afrique va asseoir sa domination sur le MMA

 

L

e champion du monde d’arts martiaux mixtes (MMA) Israel Adesanya, n'a peur de rien, et encore moins d'afficher clairement ses ambitions. Moins de trois semaines après son succès à l'UFC 263, le Néo-Zélandais d'origine nigériane s'entretient avec RFI sur son lien avec l'Afrique et l'avenir du MMA sur le continent.

RFI : En avril dernier, Dana White, le patron de la ligue de MMA Ultimate Fighting Championship (UFC), a indiqué que l’UFC va organiser son premier événement en Afrique, en 2022. Avez-vous une petite idée du pays où ça devrait avoir lieu ?

Israel Adesanya Je n'en ai aucune idée, mais je pense que c'est vraiment une superbe initiative de la part de Dana White d'organiser un premier événement sur le continent Africain. Je pense qu'il va nous en parler, à Francis NgannouKamaru Usman, et moi-même, ça serait vraiment une bonne idée. Il a les manettes de l'UFC, mais ça serait quand même idéal d'avoir des têtes d'affiches africaines si cet événement se réalise, n'est-ce pas ? Ça serait un coup de projecteur énorme pour nous tous et l'UFC, mais surtout pour pousser d'autres jeunes sur le continent à essayer de nous succéder comme têtes d'affiches de l'UFC.

Est-ce que ça vous parait possible que ce premier événement UFC en Afrique ait lieu au Nigeria ?

C'est ce qui me paraitrait comme étant le plus logique, sachant qu'Usman et moi-même sommes de là-bas, mais aussi car le Nigeria est un énorme pays de sport, ce qui donnerait une caisse de résonance gigantesque à notre discipline. En tout cas, si on me demande d'y participer, je ferai tout pour y être, c'est clair. C'est mon pays de naissance, je suis nigérian de sang et d'âme, et j'aimerais continuer à aider à développer notre sport dans mon pays. Le Nigeria est un vivier incroyable de sportifs, c'est juste hallucinant. Si on fait un événement au Nigeria avec des gars comme Usman et moi-même, il va falloir bien encadrer la compétition, car il y aura des milliers de personnes qui voudront nous voir sur le ring. Ça serait de la pure folie, j'en suis convaincu ! 

Les performances de Francis Ngannou, de Kamaru Usman et les vôtres ont-elles été décisives dans la décision de l’UFC de se lancer en Afrique, selon vous ?

Oui, je pense. L'avenir, dans beaucoup de domaine et dans les sports principalement, c'est l'Afrique. Nous ne sommes pas encore trop nombreux à l’UFC, mais ça va venir, et quand ça sera le cas, vous verrez qu'il n'y aura pas seulement trois champions africains, mais une bonne dizaine. J'ai le sentiment qu'il pourrait y avoir une vague de combattants africains à l'UFC. Ça serait une énorme satisfaction pour nous tous, et l'Afrique regorge de talents de partout, d'Est en Ouest, du Sud au Nord. Quand je vois les gars qui font de la lutte au Sénégal ou d'autres qui se battent dans des compétitions amateures dans les rues de certaines grosses villes, comme à Lagos ou Dar es Salaam, je me dis qu'il y a un potentiel de folie sur tout le continent. 

Kamaru Usman et vous êtes aussi populaires au Nigeria que certains footballeurs. Etes-vous conscient de votre notoriété grandissante là-bas ?

Oui, j'en suis très conscient, même si on n'est pas encore au niveau des Jay Jay Okocha ou des Nwankwo Kanu, qui sont des dieux vivants au Nigeria. Je suis très fier d'être un exemple pour la jeunesse nigériane, et malgré quelques écarts de langage que je peux avoir de temps en temps et qui doivent rendre folles les mères de certains jeunes au pays (rires), je suis un bon gars, vous savez. C'est important dans la vie de montrer que l'on peut être le meilleur dans quelque chose, et encore plus pour nous, Africains, qui n'avons pas grand-chose, pour la plupart d'entre nous, si ce n’est la fierté et notre envie de faire des grandes choses, de se battre pour un avenir meilleur. Lors de mes combats, si je peux apporter quelques minutes de joie à un gamin au pays, ça me rend heureux, et fier. J'essaye, avec Usman, de les représenter au mieux. Ce n'est pas toujours facile, mais nous sommes des guerriers, et on veut montrer que tout est possible en bossant dur et en croyant en soi. 

Vous avez grandi en Nouvelle-Zélande. Était-ce important pour vous de brandir également le drapeau du Nigeria, votre pays de naissance ?

Oui, c'est toujours important pour moi de brandir le drapeau du Nigeria. C'est ma terre de naissance, j'ai du sang nigérian qui coule dans mes veines et je me dois de montrer ma fierté d'être un « Naija boy ». Je déteste quand les gens ne montrent pas de fierté vis-à-vis de leurs origines, c'est l'un des trucs que je trouve les plus débiles qu'il soit. Il faut être fier d'être de quelque part, je suis très fier et attaché à mes racines. Je n'oublie pas et n'oublierai jamais d'où je viens, je peux vous l'assurer. Il faut être fier et rendre fiers nos ancêtres et les gens qui sont de notre pays, que ce soit celui de naissance où celui d'adoption, comme la Nouvelle-Zélande pour moi. Mon héritage africain, nigérian, c'est mon âme, mon moteur, et ça ne changera jamais. Naija forever brother ! (il s'exclame!) 

Les Nigérians adorent le football, en général. Est-ce aussi votre cas ? Et avez-vous des joueurs et des équipes préférées, au Nigeria ou ailleurs ?

Oui, j'aime bien mais je suis plutôt un fan des joueurs un peu « bad boys ». Les gars rugueux, qui donnent tout et qui sont rincés physiquement à la fin du match, les cols bleus quoi ! J'aime bien les Super Eagles, et je regarde un peu la Premier League, pour suivre ce que font les joueurs africains entre autres. Je n'ai pas vraiment d'équipe de cœur, mais je baigne dans le foot depuis tout petit, avec mon enfance au Nigeria et mon père qui est à fond sur le football. J'aime bien, mais l'un de mes projets et de pousser les jeunes au Nigeria à faire autre chose que du foot (rires). Je veux aider les jeunes à mettre des gants, à se tourner aussi vers les sports de combats en développant des programmes et en faisant construire des salles de sport dans tout le pays. Le foot c'est bien, mais pratiquer d'autres sports, c'est aussi très bien (rires)

L’Afrique peut-elle asseoir sa domination sur le MMA ?

Peut-elle ? L'Afrique va asseoir sa domination sur le MMA plus vite que les gens ne le pensent. Il n'y a aucun autre endroit au monde où il y a autant de potentiel, c'est juste hallucinant ! Il y a des gars qui peuvent percer dans les sports de combat à chaque coin de rues, que ce soit à Soweto ou à Lagos, ou bien à Dakar ou à Kinshasa. L'Afrique, c'est unique.

rfi.fr


SANTE / POURQUOI IL NE FAUT PAS BOIRE DU CAFÉ À JEUN

 

L

e matin, nombreux sont ceux qui se précipitent vers la machine à café sans avoir pris le temps de manger au moins une tartine au préalable. Or boire un café noir l’estomac vide n’est pas bon pour l’organisme.

En effet, consommé à jeun, le café stimule la sécrétion de l’acide chlorhydrique, une substance qui aide à digérer les aliments, et peut provoquer des troubles gastriques, comme des ballonnements, des remontées acides, et des brûlures d’estomac.

Sur le long terme, cela peut également entraîner une inflammation de la muqueuse de l’estomac. De plus, la caféine stimule les intestins et a des effets laxatifs.

Pour éviter tous ces désagréments, il est ainsi préférable de boire sa première tasse de café après avoir mangé une biscotte beurrée, quelques amandes, un œuf, ou tout autre aliment qui vous fait plaisir.

A noter que si on ajoute du lait, ces effets indésirables peuvent quand même survenir. D'ailleurs, que ce soit le matin ou en pleine journée, l’association café et lait n’est pas recommandée.

Les tanins du café font coaguler la caséine, une protéine présente dans le lait de vache, de chèvre et de brebis. Des caillots vont se former, ce qui va ralentir la digestion.

Si vous ne pouvez pas vous en passer, optez plutôt pour du lait végétal (soja, amandes...), ou alors remplacez le café par de la chicorée, qui est plus digeste avec le lait.

Si au saut du lit cette boisson chaude n’est pas conseillée, quand elle est consommée au bon moment elle présente plusieurs bienfaits. Grâce à sa teneur élevée en antixoxydants, le café est un atout pour prévenir les cancers.

Ce breuvage noir a aussi un effet stimulant sur le cerveau. Pour cette raison, il améliore la mémoire et la concentration. Enfin, il aiderait à préserver notre cerveau et à soulager les maux de tête.

cnews.fr


22 juin 2021

Top 10 des plus gros producteurs de diamants

La mine de Letšeng au Lesotho.
 

E

ntre 24 et 36 tonnes de diamants sont extraites chaque année des roches de kimberlite ou de lamproïte dans le monde. Où sont les principales mines de diamant ? Quels pays disposent des plus gros gisements et des pierres de meilleure qualité ?

Le diamant a beau être rare, près de 142 millions de carats ont été sortis de terre en 2020. La plupart des diamants de haute qualité découverts depuis 1870 proviennent d'Afrique, notamment des mines du Botswana ou d'Afrique du sud, d'où a été extrait le Cullinan, le plus gros diamant brut jamais découvert. Mais rappelons-nous que 80 % des diamants sont en réalité utilisés pour des usages industriels et n'ont donc pas besoin d'être énormes ! 

Du coup, les premiers pays producteurs de diamant ne sont pas forcément ceux auxquels on pense.

19 juin 2021

Blé Goudé attend toujours, prie toujours…

Charles Blé Goudé

A

rrêté en 2013 au Ghana, Gbapê, avait été transféré à la CPI à La Haye en 2014 pour y être jugé pour crimes contre l'humanité aux côtés de Laurent Gbagbo son leader.

Après 10 ans de détention, ils ont tous deux été définitivement acquittés en mars 2021. Comme Laurent Gbagbo, Blé Goudé avait aussi été condamné par contumace en Côte d'Ivoire à 20 ans de prison pour des faits liés à la crise postélectorale. Mais le gouvernement ivoirien avait clairement laissé entendre que la peine contre le Président Gbagbo serait abandonnée, cependant le Président Alassane Ouattara, même s’il avait dit (dans une interview) que Blé Goudé était libre de rentrer au pays, ne s’était pas clairement prononcé sur sa peine de 20 ans. Pour preuve, Blé la «machette» n’a même pas encore bénéficié de passeport.

Avec l’accord du pouvoir d’Abidjan, Gbagbo est rentré le 17 juin 2021, sans son ministre de la jeunesse qui attend toujours à La Haye (Pays-Bas) où siège la Cour pénale internationale.

Néanmoins, le Président du Congrès panafricain pour la justice et l'égalité des peuples (Cojep) caresse le rêve de diriger la Côte d’Ivoire un jour.

Koné Mamadou, NY-USA


18 juin 2021

Côte d'Ivoire / Le SMIG à 60.000 FCFA

 

L

e Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti, en abrégé SMIG, est fixé à soixante mille, 60.000 francs CFA en Côte d’Ivoire depuis 2013.

17 juin 2021

Côte d'Ivoire: Gbagbo est rentré ce soir

 


L

'ancien président ivoirien Laurent Gbagbo est arrivé jeudi à Abidjan en avion depuis Bruxelles. C'est la première fois qu'il foule le sol de Côte d'Ivoire depuis qu'il a été chassé du pouvoir en 2011. Un retour permis par son acquittement de crimes contre l'humanité par la justice internationale et par le feu vert donné par Abidjan au nom de la "réconciliation nationale".